D’accord, Vents Contraires, c’est de la critique ciné à contrecourant mais de quoi exactement?
D’un cinéma dominant, qui enferme son spectateur dans une expérience uniformisée, scriptée, voudrait conditionner son regard au lieu de le laisser errer librement dans le plan. D’une façon de faire du cinéma qui ne laisse pas respirer le film mais l’étouffe à force de tout vouloir scénariser. D’un certain type de réal qui ne laisse aucune marge ni à l’imprévu de la vie, ni au temps qui s’écoule avec lenteur.
Cela ne veut pas dire que l’on se cantonnera aux marges, à ce bien mal nommé cinéma d’auteur, qui se retranche dans des espaces de moins en moins fréquentés. On hésitera pas à s’aventurer dans les territoires très peuplés de ce cinéma à gros budget qui écrase toutes les autres propositions. Pourquoi? Et bien, les blockbusters ont le mérite de permettre un état des lieux de l’offre esthétique majoritaire.
Mais l’on préférera toujours des metteurs en scène qui cherchent à capter la vie dans toute sa diversité.
Qui seraient nos préférés? Paul Thomas Anderson, Ryusuke Hamaguchi, Sophie Letourneur, Kelly Reichardt, Sean Baker, Alfonso Cuaron, Bong Joon-Ho, Marco Bellochio et tant d’autres.